| Pour (Proposition de la majorité (adopter la motion)) | 103 |
| Contre (Proposition de la minorité Bertschy et du Conseil fédéral (rejeter la motion)) | 58 |
| Abstension | 25 |
| Excusé / Non votant / Président | 14 |
| Pour (Proposition de la majorité (adopter la motion)) | 127 |
| Contre (Proposition de la minorité Bertschy et du Conseil fédéral (rejeter la motion)) | 44 |
| Abstension | 12 |
| Excusé / Non votant / Président | 17 |
| Pour (Proposition de la majorité (adopter la motion)) | 95 |
| Contre (Proposition de la minorité Bertschy et du Conseil fédéral (rejeter la motion)) | 85 |
| Abstension | 8 |
| Excusé / Non votant / Président | 12 |
En octobre 2025, le Conseil fédéral a adopté le nouveau dispositif de protection douanière pour le sucre et prolongé les contributions à des cultures particulières, mettant ainsi en œuvre une partie des mesures demandées dans l’initiative 22.322 du canton de Thurgovie et l’initiative 23.302 du canton de Berne. Un élément essentiel fait néanmoins défaut pour garantir à long terme la production suisse de sucre : une recherche ciblée et dotée de moyens financiers suffisants.
Il est primordial de garantir un niveau d’autosuffisance adéquat. Si celui-ci tombe en dessous de 50 %, la part de sucre suisse prescrite dans les produits transformés diminue considérablement, sans pour autant empêcher l’utilisation de la croix suisse. Pour garantir une production stable de betteraves sucrières, il faut toutefois disposer de variétés résistantes ainsi que de stratégies phytosanitaires efficaces et durables – deux conditions qui ne peuvent être remplies sans une recherche intensive.
La culture de la betterave sucrière est de plus en plus menacée par les maladies et les ravageurs. Il s’agit notamment de maladies fongiques telles que la cercosporiose (Cercospora beticola) et de pourritures causées par des espèces de Rhizopus à la suite d’une infestation par le charançon, mais aussi de maladies transmises par des insectes vecteurs, comme le syndrome des basses richesses, le stolbur et le jaunissement viral, ainsi que des dégâts causés par des insectes tels que le charançon lui-même. Les cicadelles, vectrices de maladies, se sont désormais propagées sur tout le Plateau et s’attaquent également à d’autres cultures, telles que les pommes de terre et les légumes. Le changement climatique, la disparition de produits phytosanitaires efficaces ainsi que les restrictions en matière de politique agricole favorisant également cette évolution, l’agriculture a urgemment besoin de recherche appliquée, intégrée et interdisciplinaire. Les progrès réalisés dans la culture de la betterave sucrière bénéficient à d’autres cultures, et inversement. Il faut par ailleurs s’attendre à voir émerger à l’avenir de nouveaux organismes nuisibles et de nouvelles maladies, qui constitueront de nouveaux défis.
L’objectif est de développer et de mettre en pratique des solutions phytosanitaires innovantes, globales et tournées vers l’avenir, qui garantissent une production suisse de betteraves sucrières durable tant sur le plan écologique qu’économique. Parmi les approches possibles, on peut citer le remplacement des produits phytosanitaires conventionnels à risque par des substances actives chimiques ou biologiques plus respectueuses de l’environnement, le développement de systèmes fiables de prévision et de détection précoce permettant une application ciblée et en temps opportun, la réduction du risque d’infection par d’autres solutions (des barrières physiques par ex.), le soutien à la sélection et à l’évaluation efficaces de variétés résistantes adaptées, ainsi que la promotion de systèmes de culture résilients (les cultures associées par ex.).
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Source : Services du Parlement de l'Assemblée fédérale, Berne
Dernière mise à jour des données le 08.06.2026 (19:31)