Les coûts de la santé ne cessent d’augmenter, avec leur effet immédiat sur les primes de l’assurance obligatoire des soins (AOS). Les médicaments sont le deuxième poste de dépenses de santé le plus important de l’AOS, avec une dépense de plus de 9 milliards.
Une piste d’économie, sur laquelle l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a déjà agi, consiste à favoriser la prescription et la substitution de médicaments génériques aux médicaments originaux, sachant que les premiers sont de 20 à 70% moins chers que les seconds, avec une moyenne de 45% d’économie.
Mais cela n’est pas suffisant, lorsque l’on sait que la différence de prix de ces médicaments génériques entre la Suisse et l’étranger, peux aller jusqu’à 10 fois.
L’économie estimée par la prise en charge de médicaments génériques parallèlement importés en Suisse est de l’ordre de 300 à 500 millions.
Malgré cette évidence, cette importation parallèle n’a jusqu’ici pas été autorisée, bien que diverses interventions parlementaires aient été déposées dans ce sens (23.4221 Dobler, 23.4177 Dobler, 22.7526 Suter, 19.4104 Nantermod, 19.3202 Nantermod) en raison essentiellement de la nécessité de garantir la sécurité des patients, et éviter l’importation de contrefaçons.
Si cette préoccupation est évidemment légitime, il existe des moyens simples et efficaces pour atteindre cet objectif, sans nécessiter, comme cela a pu être invoqué, la traduction des notices dans nos langues nationales, ou un contrôle du produit à son importation.
En effet, l’importation sans contrôle des médicaments génériques en provenance de l’EEE serait un moyen de contrôle efficace visant à lutter contre les contrefaçons, et la remise de ces médicaments à des patients auxquels l’original ou le générique a déjà été prescrit et qui en connaissent les effets et les contre-indications, à charge pour les pharmaciens de le contrôler, permettrait de garantir l’information des patients.
Il est temps que des mesures efficientes soient prises dans ce domaine, les assurés n’étant plus prêts à accepter que la Suisse soit un îlot de cherté protégé, dans un secteur où une assurance sociale telle que la LAMal leur impose une charge financière qui ne cesse de croître année après année.
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| 14.09.2026 (17:57) | 81 | 109 | 10 | Info |
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Dernière mise à jour des données le 14.09.2026 (20:31)