| Pour (Adopter la motion) | 117 |
| Contre (Rejeter la motion) | 74 |
| Abstension | 2 |
| Excusé / Non votant / Président | 7 |
Ces dernières années, la population de loups en Suisse a connu une croissance exponentielle : alors qu'on en comptait une dizaine en 2010, ils sont plus de 300 aujourd’hui, répartis en plus de 30 meutes. Les conséquences pour l'agriculture de montagne sont graves et mettent en danger l'élevage traditionnel, en particulier dans les vallées alpines où plusieurs exploitations ont déjà fermé ou s'apprêtent à le faire.
Notre territoire anthropisé, dans lequel de nombreuses meutes sont concentrées le long de l'arc alpin, n'est pas en mesure de supporter une telle population. Le Plan Loup indique que 12 meutes suffisent pour assurer la préservation de l'espèce. Aujourd'hui, leur nombre est presque trois fois supérieur et continue d'augmenter.
En Suède, sur un territoire de 11 fois la Suisse, on compte quelque 300 loups, comme chez nous. Le gouvernement suédois a néanmoins adopté un plan de gestion du loup visant à réduire leur population à 170 individus.
Le système actuel, qui prévoit une autorisation au cas par cas de la part des cantons et de la Confédération, s'est révélé lent et peu efficace. Dans de nombreuses situations de prédation, les éleveurs restent longtemps sans réponse, tandis que les dégâts se multiplient et que les mesures de protection s'avèrent souvent insuffisantes ou disproportionnées par rapport à la réalité dans les Alpes.
La présente motion demande un changement de paradigme, d'une gestion purement réactive à une gestion proactive et réglementée, fondée sur des critères numériques clairs. Lorsque la population de loups d’une région dépasse un seuil fixé conjointement par la Confédération et les cantons, ces derniers doivent pouvoir, en accord avec l'OFEV, procéder rapidement et sans bureaucratie excessive au tir d’individus isolés ou de meutes.
L'objectif n'est pas de faire disparaître le loup, qui s'est bien établi en Europe et n'est plus une espèce menacée. Il s’agit au contraire de garantir un équilibre durable entre la présence du prédateur et l'agriculture de montagne, sur le modèle d'autres espèces protégées et gérées de manière ciblée pour la stabilité des écosystèmes.
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Source : Services du Parlement de l'Assemblée fédérale, Berne
Dernière mise à jour des données le 30.04.2026 (23:46)