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Objet 25.4153 - Halte aux nouvelles recommandations sur la consommation modérée d'alcool !


Les réponses que le Conseil fédéral a proposées à l’interpellation 25.3629 et à la question 25.7866 ne sont pas satisfaisantes. La stratégie « zéro alcool » de l’OMS ne semble pas faire l’objet d’un examen critique de la part des autorités fédérales, bien qu’elle ne soit pas défendable scientifiquement. 

 

L’UNATI mène actuellement une étude de haute qualité qui pourra être considérée comme une référence en ce qui concerne les conséquences de l’alcool sur la santé. Elle devrait durer encore trois ans.
Du point de vue scientifique, il serait erroné de prendre pour argent comptant la déclaration de l’OMS de 2023 selon laquelle toute quantité d’alcool représente un risque pour la santé. Trois exemples récents donnent une image étayée de la situation actuelle :


1. The Lancet (2018) : Cette étude clé fondée sur des données provenant de 195 pays a suggéré que toute consommation d’alcool était nocive, une déclaration qui a largement influencé le changement de cap de l’OMS.
Le suivi de cette étude (2022) apporte une nuance importante : à partir de 40 ans, une consommation modérée d’alcool peut réduire le risque de perdre des années de bonne santé. 


2. NASEM (2024) : L’étude demandée par le Congrès américain montre qu’une consommation modérée peut réduire légèrement la mortalité globale, les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2 – avec un risque de cancer légèrement plus élevé.


3. American Heart Association (2025) : Une publication scientifique récente reconnaît qu’une consommation modérée d’alcool permet de réduire légèrement les risques de maladie coronarienne, de crise cardiaque, de mort subite d’origine cardiaque et d’insuffisance cardiaque.
 

Conclusion : tant que les résultats de l’étude de l’UNATI ne sont pas connus, l’adoption de nouvelles recommandations nationales doit être reportée. Un changement de cap prématuré ne ferait que semer l’incertitude et n’apporterait aucun bénéfice pour la santé. 

 

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