| Pour (Adopter la motion) | 61 |
| Contre (Rejeter la motion) | 124 |
| Abstension | 0 |
| Excusé / Non votant / Président | 15 |
La Suisse est parvenue à cultiver la défense spirituelle en vue de renforcer l’identité nationale et la résilience. L’objectif était de s’opposer aux idéologies totalitaires en affirmant les valeurs de la Suisse. Nous sommes aujourd’hui confrontés à des menaces similaires. La désinformation totalitaire étrangère augmente.
Lorsqu’il a été reçu par le général Guisan, le général de Lattre de Tassigny a déclaré qu’il n’y a de défense nationale que si la nation y participe cœur et âme et que c’était précisément le cas en Suisse. Qu’en est-il aujourd’hui ?
La volonté de défendre son propre pays diminue. Nombreux sont ceux qui ne prendraient pas activement part à la défense, et qui, en cas de doute, fuiraient plutôt que de se battre. Une découverte préoccupante qui met en évidence une crise sécuritaire et sociétale.
En Autriche, la défense spirituelle fait partie de la défense globale du pays au même titre que la défense militaire, économique et civile (art. 9a de la constitution fédérale autrichienne). La défense spirituelle aide à transmettre des valeurs démocratiques et à appréhender dans sa globalité la notion de neutralité. Elle aide à garantir la souveraineté de l’État, les libertés démocratiques ainsi que les droits des citoyens et les droits de l’homme inscrits dans la Constitution fédérale. Elle contribue ainsi de façon importante à la compréhension de la sécurité nationale.
Dans l’opinion publique, la chose militaire se réduit à la tâche de protéger contre les catastrophes, et quiconque rappelle la tâche de défense est considéré comme rétrograde. La conviction que l’armée est superflue parce que l’on pourrait se réfugier dans la diplomatie a rendu le pays incapable de se défendre.
La volonté de se battre pour son pays requiert de s’identifier à ce dernier. Actuellement ce qui rend fier, c’est la prospérité et non la Confédération en elle-même et ses valeurs. La sécurité a été considérée pendant trop longtemps comme un bien de consommation servi sur un plateau. La défense a été externalisée – confiée à des alliances et des institutions qui « s’en chargeront ». L’idée que chaque individu pourrait assumer une part de responsabilité a été supplantée par le confort.
L’affaiblissement de la volonté de défendre le pays n’est pas le fruit d’un processus naturel, mais le résultat d’une société qui se berce d’illusions. Il est possible d’inverser la tendance en renforçant la défense spirituelle à tous les niveaux et, par là, la capacité de défense du pays.
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Source : Services du Parlement de l'Assemblée fédérale, Berne
Dernière mise à jour des données le 11.06.2026 (20:31)