L’autorisation d’établissement confère de nombreux droits, tels qu’un droit de séjour à durée indéterminée et sans condition particulière, mais elle s’accompagne également d’obligations. Actuellement, l’art. 34, al. 2, let. c, LEI subordonne déjà son octroi à une intégration réussie des étrangers concernés. Parmi ces obligations, une intégration réussie implique que les étrangers, quelle que soit leur origine, soient prêts à s’accepter d’éventuels conflits entre leur culture d’origine et l’ordre juridique suisse, puis à accepter une hiérarchie non négociable des normes : en Suisse, le droit suisse s’applique à tous, sans exception. Toute personne souhaitant s’établir durablement en Suisse doit ainsi témoigner, par cet engagement écrit, de sa volonté d’adhérer à l’ordre juridique de la Suisse. Cela devrait aller de soi. En acceptant la Constitution fédérale suisse et les droits fondamentaux qu’elle garantit, l’étranger manifeste également son adhésion aux valeurs fondamentales qui la sous-tendent, notamment le respect de l’égalité entre femmes et hommes.
L’exigence contraignante de déclarations écrites d’intégration encourage la cohésion sociale et le respect mutuel au sein de la population suisse.
| Date | Division | Texte soumis | Pour | Contre | Autres | |
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| 10.03.2026 (12:33) | 129 | 62 | 8 | Info |
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Source : Services du Parlement de l'Assemblée fédérale, Berne
Dernière mise à jour des données le 10.03.2026 (14:46)