| Pour (Adopter la motion) | 71 |
| Contre (Rejeter la motion) | 117 |
| Abstension | 5 |
| Excusé / Non votant / Président | 7 |
Jusqu’à 100 000 personnes boivent de l’eau potable contaminée au métolachlore, comme le montrent les nouvelles recherches de l’émission «Kassensturz». En décembre 2023, le S-métolachlore a été classé comme cancérigène par l’UE et par conséquent interdit. Des valeurs limites 100 fois plus strictes ont été introduites 10 mois plus tard également en Suisse.
L’eau potable est l’une de nos denrées de première nécessité et doit donc être surveillée. Conformément à l’art. 5 de l’ordonnance du DFI sur l’eau potable et l’eau des installations de baignade et de douche accessibles au public (RS 817.022.11), les distributeurs d’eau doivent fournir des informations aux consommateurs au moins une fois par an concernant la qualité de l’eau potable. Il est surprenant d’observer la manière dont ces données sont traitées. Dans la plupart des cantons, les données collectées peuvent être facilement consultées sur leur site Internet. Certains cantons sont toutefois réticents à transmettre ces informations. Ils invoquent la LDAI pour argumenter qu’ils ne possèdent pas toutes les données et qu’ils n’ont pas cette compétence qui est du ressort des distributeurs d’eau. C’est incompréhensible. La transparence sur la qualité permettrait, le cas échéant, de rechercher la solution la plus efficace et la plus économique pour les mesures à prendre et d’indiquer une voie d’amélioration. La transparence peut également aider à mieux identifier la source de la contamination. Après tout, l’eau est un bien commun et il n’y a pas d’autre solution pour les consommateurs.
La pression pour maintenir la qualité augmente fortement. Cela signifie que l’eau potable, y compris celle provenant des eaux souterraines, doit être de plus en plus traitée pour être potable. Pour éviter ces traitements, les eaux souterraines doivent être particulièrement protégées et l’apport de substances indésirables doit être évité autant que possible.
Cette motion vise au moins à améliorer la transparence sur l’état de nos eaux souterraines et donc de notre eau potable. Les données étant déjà disponibles, le surcroît de travail pour les distributeurs d’eau et pour les cantons est très faible.
2026 - Olivier Kaluzny - Tous droits réservés - Site non officiel
Source : Services du Parlement de l'Assemblée fédérale, Berne
Dernière mise à jour des données le 23.09.2026 (23:47)