Que les prestations sociales versées à l'étranger ne soient pas adaptées au pouvoir d'achat local représente une inégalité de traitement criante par rapport aux personnes vivant ici. Sans une telle adaptation, les personnes vivant à l'étranger peuvent s'offrir beaucoup plus de choses avec leur argent, ce qui parfois leur permet de vivre dans des conditions de vie luxueuses. Cette situation est inadmissible. Elle représente un coup de poing dans la figure de chaque bénéficiaire de prestations sociales résidant en Suisse, mais surtout de tous ceux qui financent régulièrement et honnêtement les assurances sociales. Il est urgent de trouver des solutions et il incombe au Conseil fédéral de les présenter. Il s'agit notamment de réfuter l'argument juridique selon lequel l'adaptation du pouvoir d'achat entraîne une inégalité de traitement, car c'est le contraire qui est vrai ! Sans cette adaptation, c'est nous, en Suisse, qui sommes traités injustement. L'adaptation permettrait de corriger l'avantage significatif dont bénéficient les personnes vivant à l'étranger. Il ne doit pas y avoir d'enrichissement aux dépens de nos assurances sociales. Le Conseil fédéral doit étudier les possibilités d'instaurer une égalité de traitement dans ce domaine. Il est inadmissible qu'une personne touchant la même rente reçoive plus du double, voire plus, en valeur réelle que quelqu'une personne résidant en Suisse.
Toutes les assurances sociales et nos finances publiques subissent une forte pression. La garantie des prestations actuelles doit donc être au centre des préoccupations. La correction de cette injustice au moyen de l'adaptation du pouvoir d'achat représente un pas concret dans cette direction.
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| 29.04.2026 (12:46) | 64 | 130 | 6 | Info |
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Source : Services du Parlement de l'Assemblée fédérale, Berne
Dernière mise à jour des données le 29.04.2026 (15:17)