La violence sexiste est un problème répandu dans notre société. Depuis quelques années, elle fait toujours plus l'objet de discussions et de travaux de communication. En revanche, jusqu'à présent, le sujet de victimisation secondaire n'a été que peu évoqué.
La victimisation secondaire est le fait d'être victime une seconde fois en raison des réactions ou du comportement insensible de la part de tiers, comme la famille, les amis, les policiers, les médecins, les tribunaux ou d'autres institutions. La méfiance générée peut nuire à la relation avec ces tiers et conduire à une exclusion supplémentaire. Les personnes concernées peuvent donc être parfois doublement victimes : d'une part, de violences et, d'autre part, en raison d'un travail insensible et peu professionnel de la part des autorités de poursuite pénale. Cela peut aussi être dû à la dynamique d'une intervention et à la précipitation avec laquelle elle est menée. Des formations appropriées permettraient d'améliorer la justesse de l'action et de réduire les risques de victimisation secondaire.
Le reportage SRF Rundschau du 22 mai 2024 a montré que le problème existait indubitablement en Suisse aussi et qu'il était urgent d'agir. Former et sensibiliser les autorités de poursuite pénale peut renforcer la prévention de la victimisation secondaire de manière significative, dans ce sens que ces autorités seront davantage sensibles à la situation des victimes et qu'elles poursuivront les auteurs de manière plus adroite.
Il convient ici d'assurer non seulement une formation initiale, mais aussi des formations continues. Il est prouvé que les formations ont un effet perceptible sur le travail. En outre, les collaborateurs aiment être tenus au courant des développements les plus récents. En améliorant leur efficacité personnelle, et notamment leur capacité d'action et de réaction, il est possible de réduire les risques de victimisation secondaire.
Dans le cadre des délibérations sur la loi fédérale sur l'amélioration de la protection des victimes de violence (17.062), l'obligation d'assurer la formation continue des autorités de poursuite pénale a été supprimée au motif que les cantons devaient gérer cet aspect eux-mêmes. Les rapports actuels montrent toutefois que l'obligation relative à la formation et à la formation continue doit être inscrite dans la loi.
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| 11.03.2026 (16:18) | 96 | 89 | 14 | Info |
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Source : Services du Parlement de l'Assemblée fédérale, Berne
Dernière mise à jour des données le 11.03.2026 (20:19)