Les enfants en âge préscolaire ont de plus en plus de déficits langagiers. Les raisons de ces lacunes sont multiples. Premièrement, le nombre d’enfants qui ne parlent aucune langue nationale ne cesse d’augmenter : 58 % des enfants âgés de 0 à 6 ans et 56 % de ceux âgés de 7 à 15 ans sont issus de l’immigration. Par ailleurs, la consommation de médias est déjà (trop) élevée chez les enfants en bas âge. La promotion de la santé en tient compte pour ce qui relève des problèmes de dépendance, mais pas pour le développement linguistique.
Les pédiatres et les centres de conseils pour les parents (et futurs parents) donnent souvent des informations erronées à ce sujet, informations qui conduisent les parents à parler à leur enfant uniquement dans leur langue maternelle au lieu de les élever dans le bilinguisme (avec une langue nationale). L’importance d’apprendre tôt une langue nationale, à savoir avant l’entrée au jardin d’enfants, est massivement sous-estimée dans la société, de même que les conséquences de la consommation des médias chez les jeunes enfants. Celles-ci peuvent être graves et entraîner des troubles du langage à long terme. Or, le développement linguistique est essentiel au développement de l’enfant et relève tout autant de la santé que le développement physique et psychique. Il est donc justifié d’intégrer le développement linguistique précoce dans les programmes nationaux de promotion de la santé. C’est le seul moyen de s’assurer que les parents, les services de consultation familiale, les médecins, les crèches, les groupes de jeux, les jardins d’enfants et les écoles tirent à la même corde et de coordonner les mesures.
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| 29.04.2026 (12:42) | 74 | 110 | 16 | Info |
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Source : Services du Parlement de l'Assemblée fédérale, Berne
Dernière mise à jour des données le 29.04.2026 (15:17)