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Détail du vote du 22.09.2026 (08:14) sur Prévoir l'obligation pour le Conseil fédéral de motiver tout recours au droit de nécessité

Voici les informations d’un vote : vous pouvez y voir la liste des parlementaires et leurs positions sur la droite, ainsi qu’une représentation (les places ne sont pas nominatives) du Parlement selon leurs votes. Vous pouvez filtrer la vue de l’assemblée par parti.
Art. 7dbis
Initiative parlementaire - 22.09.2026 (08:14)
Loi sur l’organisation du gouvernement et de l’administration (LOGA)
Pour (Proposition de la commission et du CE) 180
Contre (Proposition du Conseil fédéral (biffer)) 0
Abstension 0
Excusé / Non votant / Président 20

Description de l'objet:

Communiqué de presse de la commission des institutions politiques du Conseil des Etats du 16.01.2026

La commission a approuvé à l’unanimité un projet de loi élaboré dans le cadre de l’initiative Caroni 23.439. Le projet introduit l’obligation pour le Conseil fédéral de justifier, dans un rapport, que les conditions juridiques sont remplies lorsqu’il édicte une ordonnance en vertu de l’art. 184, al. 3 ou de l’art. 185, al. 3, de la Constitution. L’obligation de motivation portera également sur les ordonnances que le Conseil fédéral adopte en s’appuyant sur une compétence conférée par une base légale relative à la gestion d’une crise. Dans son analyse juridique, le Conseil fédéral devra examiner notamment les effets sur les droits fondamentaux et la question de la compatibilité avec le droit de rang supérieur. Par son projet, la commission souhaite améliorer la compréhension et la légitimité des mesures que le Conseil fédéral prend dans une situation de crise.

Le projet sera traité en principe à la session d’été une fois que le Conseil fédéral aura pris position. Avant leur publication dans la Feuille fédérale, le projet et le rapport explicatif seront publiés jusqu’à la fin janvier sur la page internet de la commission.

 

Communiqué de presse du Conseil fédéral du 13.03.2026

Le recours au droit de nécessité devra être motivé

Le Conseil fédéral et le Parlement jugent tous deux qu’il faut accroître la transparence lors de l’application du droit de nécessité en temps de crise. À l’avenir, le Conseil fédéral devra exposer de façon détaillée les motifs juridiques qui justifient le recours au droit de nécessité. Il a déjà chargé le Département fédéral de justice et police (DFJP) de lancer des travaux en ce sens. Pour cette raison, il soutient dans son avis du 13 mars 2026 l’initiative parlementaire qui poursuit le même but.

 

Le recours au droit de nécessité s’impose lorsque le droit ordinaire ne propose pas de solution adaptée pour maîtriser une situation de crise. Le Conseil fédéral peut alors édicter des ordonnances et prendre des décisions en se fondant directement sur la Constitution fédérale (art. 184 et 185 Cst.). Il peut prévoir ces mesures lorsque la sauvegarde des intérêts du pays l’exige ou lorsqu’il s’agit de parer à des troubles menaçant gravement l’ordre public, la sécurité extérieure ou la sécurité intérieure.

L’application du droit de nécessité implique un double transfert de pouvoir : des cantons à la Confédération et du Parlement au Conseil fédéral. Dans ce contexte, le Conseil fédéral a un devoir accru d’expliquer et de justifier les mesures qu’il prend. C’est pourquoi il a chargé le DFJP le 19 juin 2024 d’étudier comment le devoir de motiver le recours au droit de nécessité pourrait être garanti.

 

Le Parlement a pris les devants

Le Parlement partage l’avis du Conseil fédéral. Dans le cadre d’une initiative parlementaire (23.439), il a élaboré un projet visant à inscrire dans la loi sur l’organisation du gouvernement et de l’administration (LOGA) l’obligation pour le Conseil fédéral de motiver tout recours au droit de nécessité. Selon le projet, le Conseil fédéral devra à l’avenir indiquer les raisons pour lesquelles il entend édicter du droit de nécessité dans un cas donné, présenter les effets de cette mesure sur les droits fondamentaux des citoyens et établir sa compatibilité avec le droit de rang supérieur.

L’obligation de motiver le recours au droit de nécessité crée davantage de transparence tout en préservant les compétences dont dispose le Conseil fédéral en temps de crise. C’est pourquoi le Conseil fédéral soutient dans son avis du 13 mars 2026 la proposition du Parlement qui vise à inscrire cette obligation dans la LOGA.

 

Le Conseil fédéral rejette l’obligation de motiver les mesures de gestion de crise qu’il prend en vertu d’une loi fédérale

Différentes lois fédérales prévoient expressément que le Conseil fédéral peut, en temps de crise, prendre des mesures qui dérogent au droit en vigueur. Selon la loi sur les épidémies, par exemple, le Conseil fédéral peut ordonner, dans une situation extraordinaire, des mesures permettant de lutter contre l’apparition et la propagation de maladies transmissibles. Le projet de loi du Parlement prévoit que le Conseil fédéral devra également motiver de façon détaillée les ordonnances de nécessité qui se fondent sur des lois fédérales édictées par le Parlement. Le Conseil fédéral rejette ce point. Dans les cas en question, le Parlement a donné volontairement au Conseil fédéral la compétence de gérer une crise. Il n’y a pas de transfert de pouvoir du législatif à l’exécutif. Il n’est donc pas non plus nécessaire de prévoir une obligation spécifique de motiver.


Ces dernières années, le Conseil fédéral a de plus en plus fait usage des compétences qui lui sont dévolues en matière de droit de nécessité. De fait, même après la réforme induite par les initiatives parlementaires 20.437 et 20.438, le Conseil fédéral conserve dans ce domaine des prérogatives considérables, et il continue notamment de pouvoir décider lui-même si les conditions du recours au droit de nécessité sont remplies, le Parlement ayant rejeté sans ambiguïté toute limitation à cet égard (notamment sous la forme d’un contrôle préventif par une délégation des affaires juridiques ou un tribunal).

Le Parlement et l’opinion publique n’en doivent pas moins – et c’est vraiment le minimum – demander au Conseil fédéral qu’il motive juridiquement le recours au droit de nécessité lorsqu’il fait usage des compétences qui sont les siennes dans ce domaine.

Lorsque le Conseil fédéral soumet un projet d’acte à l’Assemblée fédérale, il y joint un message où il doit obligatoirement motiver ce dernier (art. 141 LParl). Mais rien de tel n’est prévu pour les ordonnances de nécessité, alors même que celles-ci peuvent se substituer à la loi, ou même y déroger.

Le Conseil fédéral pourrait certes d’ores et déjà motiver de lui-même le recours à ces ordonnances, mais dans la pratique il ne le fait quasiment jamais, ou du moins pas de manière systématique et substantielle. Les explications qu’il fournit se limitent à l’objet même du texte et n’abordent guère la question de savoir si le recours au droit de nécessité se justifie dans le cas particulier, à quoi s’ajoute que formellement ces explications émanent le plus souvent d’un simple département et non du Conseil fédéral lui-même. Et la réforme précitée de la LParl n’y changera pas grand-chose, puisqu’elle ne prévoit pas, elle non plus, d’obligation de motiver le recours au droit de nécessité.

Prévoir une telle obligation n’entraînerait pas pour le Conseil fédéral de charge de travail supplémentaire, puisqu’il dit de toute façon mener une réflexion sur le recours au droit de nécessité (il est en effet peu probable qu’il en fasse usage sans s’interroger préalablement de manière approfondie sur sa légitimité). À l’inverse, pour le Parlement et le public, cette obligation se traduira par un gain de transparence sur un élément clef de l’État de droit démocratique. Elle améliorera en outre la qualité et la légitimité des processus décisionnels.

S’agissant du texte où faire figurer les dispositions concernées, le choix le plus logique serait la LOGA, du moins pour les ordonnances au sens des articles 184 et 185 Cst. Dans le même esprit, il serait également envisageable de soumettre à une obligation de motivation les « clauses de crise » prévues par certaines lois spéciales (comme les art. 6 et 7 de la loi sur les épidémies ou les art. 31 ss de la loi sur l’approvisionnement économique du pays), soit dans la loi spéciale concernée, soit, là aussi, dans la LOGA.

 

Nom Parti Vote
Christian Wasserfallen PLR Pour
Lukas Reimann UDC Excusé
Thomas Hurter UDC Pour
Gerhard Pfister M-E Pour
Martin Bäumle pvl Pour
Katharina Prelicz-Huber VERT-E-S Pour
Roland Rino Büchel UDC Pour
Elisabeth Schneider-Schneiter M-E Pour
Lorenzo Quadri Lega Pour
Thomas Aeschi UDC Pour
Céline Amaudruz UDC Pour
Jacqueline Badran PSS Non votant
Kathrin Bertschy pvl Non votant
Christine Bulliard-Marbach M-E Pour
Martin Candinas M-E Pour
Thomas de Courten UDC Non votant
Olivier Feller PLR Pour
Jürg Grossen pvl Non votant
Lorenz Hess M-E Non votant
Christian Lohr M-E Pour
Leo Müller M-E Pour
Stefan Müller-Altermatt M-E Pour
Nadja Umbricht Pieren UDC Pour
Valérie Piller Carrard PSS Non votant
Markus Ritter M-E Pour
Daniela Schneeberger PLR Pour
Cédric Wermuth PSS Non votant
Barbara Gysi PSS Pour
Peter Schilliger PLR Pour
Gregor Rutz UDC Pour
Nadine Masshardt PSS Pour
Roger Golay MCG Pour
Hans-Peter Portmann PLR Non votant
Beat Walti PLR Pour
Thomas Matter UDC Pour
Jean-Luc Addor UDC Pour
Sibel Arslan VERT-E-S Pour
Michaël Buffat UDC Pour
Manfred Bühler UDC Pour
Thomas Burgherr UDC Non votant
Marcel Dettling UDC Pour
Marcel Dobler PLR Pour
Laurence Fehlmann Rielle PSS Pour
Andreas Glarner UDC Pour
Franz Grüter UDC Pour
Erich Hess UDC Pour
Christian Imark UDC Pour
Min Li Marti PSS Pour
Magdalena Martullo-Blocher UDC Non votant
Mattea Meyer PSS Pour
Philippe Nantermod PLR Pour
Jacques Nicolet UDC Pour
Pierre-André Page UDC President
Regine Sauter PLR Pour
Priska Seiler Graf PSS Pour
Sandra Sollberger UDC Pour
Barbara Steinemann UDC Pour
Mauro Tuena UDC Pour
Bruno Walliser UDC Pour
Laurent Wehrli PLR Pour
Matthias Samuel Jauslin pvl Pour
Samuel Bendahan PSS Pour
Niklaus-Samuel Gugger PEV Excusé
Diana Gutjahr UDC Pour
Irène Kälin VERT-E-S Pour
Brigitte Crottaz PSS Pour
Benjamin Roduit M-E Pour
Michael Töngi VERT-E-S Pour
Fabian Molina PSS Pour
Philipp Kutter M-E Pour
Samira Marti PSS Non votant
Mike Egger UDC Pour
Philipp Matthias Bregy M-E Pour
Martin Haab UDC Pour
Therese Schläpfer UDC Pour
Benjamin Giezendanner UDC Pour
Katja Christ pvl Pour
Christian Dandrès PSS Pour
Alex Farinelli PLR Pour
Tamara Funiciello PSS Pour
Anna Giacometti PLR Pour
Corina Gredig pvl Non votant
Thomas Rechsteiner M-E Pour
Andri Silberschmidt PLR Pour
Simon Stadler M-E Pour
Gabriela Suter PSS Pour
Gerhard Andrey VERT-E-S Pour
Kilian Baumann VERT-E-S Non votant
Andreas Gafner UDF Non votant
Greta Gysin VERT-E-S Pour
Manuela Weichelt Al Pour
Marionna Schlatter VERT-E-S Pour
Christophe Clivaz VERT-E-S Pour
Simone de Montmollin PLR Pour
Léonore Porchet VERT-E-S Pour
Jon Pult PSS Pour
Priska Wismer-Felder M-E Pour
Damien Cottier PLR Pour
Delphine Klopfenstein Broggini VERT-E-S Pour
Monika Rüegger UDC Pour
Franziska Ryser VERT-E-S Pour
Manuel Strupler UDC Pour
Sophie Michaud Gigon VERT-E-S Pour
Marie-France Roth Pasquier M-E Pour
Susanne Vincenz-Stauffacher PLR Pour
Christine Badertscher VERT-E-S Pour
Sidney Kamerzin M-E Pour
Barbara Schaffner pvl Pour
Meret Schneider VERT-E-S Pour
Jacqueline de Quattro PLR Pour
Lars Guggisberg UDC Pour
Vincent Maitre M-E Pour
Piero Marchesi UDC Non votant
Bruno Storni PSS Pour
Florence Brenzikofer VERT-E-S Pour
Stefanie Heimgartner UDC Pour
Alois Huber UDC Pour
Maja Riniker PLR Pour
Sarah Wyss PSS Pour
Michael Graber UDC Pour
Emmanuel Amoos PSS Pour
Céline Weber pvl Pour
Patricia von Falkenstein PLD Pour
Benjamin Fischer UDC Pour
Raphaël Mahaim VERT-E-S Pour
Daniel Ruch PLR Pour
Marc Jost PEV Pour
Andreas Meier M-E Pour
Thomas Bläsi UDC Pour
Michael Götte UDC Pour
Dominik Blunschy M-E Pour
Simona Brizzi PSS Pour
Regina Durrer-Knobel M-E Pour
Walter Gartmann UDC Pour
Simon Michel PLR Pour
Paolo Pamini UDC Pour
David Roth PSS Pour
Nina Schläfli PSS Pour
Markus Schnyder UDC Pour
Ernst Wandfluh UDC Pour
Roman Bürgi UDC Pour
Nina Fehr Düsel UDC Pour
Thomas Stettler UDC Pour
Vroni Thalmann-Bieri UDC Pour
Kris Vietze PLR Pour
Yvonne Bürgin M-E Pour
Martin Hübscher UDC Pour
Thomas Knutti UDC Pour
Rémy Wyssmann UDC Pour
Pascal Schmid UDC Pour
Ursula Zybach PSS Pour
Christoph Riner UDC Pour
Hasan Candan PSS Pour
Nadine Gobet PLR Pour
Pius Kaufmann M-E Pour
Isabelle Chappuis M-E Pour
Jean Tschopp PSS Pour
Cyril Aellen PLR Pour
Nicole Barandun M-E Pour
Erich Vontobel UDF Pour
Yvan Pahud UDC Pour
Katja Stettler-Riem UDC Pour
Heinz Theiler PLR Non votant
Didier Calame UDC Pour
Jessica Jaccoud PSS Pour
Bettina Balmer PLR Pour
Hans Jörg Rüegsegger UDC Pour
Nicolas Kolly UDC Pour
Reto Nause M-E Pour
Martine Docourt PSS Pour
Sylvain Freymond UDC Pour
Estelle Revaz PSS Pour
Andrea Zryd PSS Pour
Roman Hug UDC Pour
Anna Rosenwasser PSS Pour
Giorgio Fonio M-E Pour
Brenda Tuosto PSS Pour
Maya Bally M-E Pour
Patrick Hässig pvl Pour
Daniel Sormanni MCG Pour
Farah Rumy PSS Pour
Islam Alijaj PSS Non votant
Linda De Ventura PSS Pour
Christian Glur UDC Pour
Ueli Schmezer PSS Pour
Fabienne Stämpfli pvl Pour
Benoît Gaillard PSS Pour
Clarence Chollet VERT-E-S Pour
Rudi Berli VERT-E-S Pour
Laura Gantenbein VERT-E-S Pour
Edgar Bischof UDC Pour
Arbër Bullakaj PSS Pour
Barbara Portmann pvl Pour
Loïc Dobler PSS Pour
Anna-Béatrice Schmaltz VERT-E-S Pour
Michèle Dünki-Bättig PSS Pour
Miriam Locher PSS Pour
Andrea de Meuron VERT-E-S Pour
Nicolò Paganini M-E Pour
Simone Gianini PLR Pour