La loi fédérale sur les allocations familiales (LAFam) a été acceptée en votation populaire en novembre 2006 par 68 % des votants. En conséquence, tous les cantons doivent verser depuis le 1er janvier 2009 des allocations pour enfants d'au moins 200 francs par enfant et par mois jusqu'à l'âge de 16 ans et des allocations de formation d'au moins 250 francs par mois pour les jeunes âgés de 15 à 25 ans qui suivent une formation postobligatoire.
Après une naissance, la plupart des familles doivent faire face à une baisse temporaire de leurs revenus en raison de la réduction du temps de travail d'au moins un des parents, alors que les dépenses du ménage augmentent sensiblement et durablement. En moyenne, chaque enfant représente un budget mensuel d'au moins 1000 francs, si l'on tient compte des frais de logement, de nourriture, de soins, d'éducation, d'habillement et d'éventuels frais de garde.
Le renchérissement actuel touche particulièrement les familles aux revenus les plus faibles, car l'augmentation du prix des carburants, du gaz, de l'électricité et celle des primes d'assurance-maladie ou des loyers pèsent sur leur budget plus que sur celui d'une famille moyenne. Conformément à la LAFam, le Conseil fédéral n'adapte toutefois au renchérissement les montants minimaux des allocations familiales que lorsque l'indice suisse des prix à la consommation a augmenté d'au moins 5 % depuis la date à laquelle les montants ont été fixés pour la dernière fois. Cette condition n'est pas remplie pour la période allant de l'entrée en vigueur de la loi en 2009 à fin 2022, le renchérissement étant de 3,3 %.
L'article 116 de la Constitution dispose que la Confédération prend en considération les besoins de la famille dans l'accomplissement de ses tâches. Les allocations familiales offrent une aide à toutes les familles, indépendamment des modèles de garde et d'activité choisis. Elles permettent aux familles de choisir elles-mêmes leur modèle familial et contribuent ainsi à faciliter la garde des enfants sur le plan financier, quel que soit le modèle choisi. Le renforcement de cette mesure de soutien correspond également aux souhaits de la population suisse. Un récent sondage réalisé par l'institut privé Sotomo montre qu'une nette majorité de Suisses souhaitent que toutes les familles bénéficient d'un soutien aussi complet que possible, indépendamment de l'effet sur le taux d'activité.
Les allocations familiales sont des revenus imposables, ce qui entraîne indirectement une redistribution partielle entre les familles en fonction de leur niveau de revenu.
Plusieurs cantons versent déjà des allocations familiales d'un montant de 250 francs ou plus : Bâle-Ville, Genève, Fribourg, Jura, Vaud, Valais et Zoug ; Lucerne et Neuchâtel le font également pour les enfants de plus de 12 ans.
L'article 7 de la loi fédérale sur les allocations familiales dans l'agriculture, qui prévoit un supplément aux allocations minimales pour les enfants et les jeunes dans les régions de montagne, reste en vigueur. Si la présente initiative parlementaire est acceptée, l'allocation minimale pour les enfants d'agriculteurs en zone de montagne passera de 220 à 270 francs et l'allocation de formation, de 270 à 320 francs.
| Date | Division | Texte soumis | Pour | Contre | Autres | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 19.06.2026 (08:32) | 88 | 109 | 3 | Info |
2026 - Olivier Kaluzny - Tous droits réservés - Site non officiel
Source : Services du Parlement de l'Assemblée fédérale, Berne
Dernière mise à jour des données le 19.06.2026 (23:52)